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En 1919, un groupe d’hommes
d’affaires syriens formait la Syrian National Society et acheta
un immeuble sur la rue Saint-Denis, au sud de Mont-Royal, pour y
établir son siège social. En 1933, deux autres associations
syriennes canadiennes qui avaient vu le jour à Montréal, la
Syrian Canadian Society et le Echo Club, se sont fusionnés avec
la Syrian National Society et le siège social est resté sur la
rue Saint-Denis. Afin de tenir compte d’un réseau de membres
élargi et plus diversifié, le nom fut changé à la Syrian
Canadian Association.
En 1944, un comité de
l’immobilier a été mis sur pied dans le but de construire un
nouveau siège social qui répondrait aux besoins de la communauté
croissante. On acheta un terrain à l’angle des rues Jean-Talon
et Saint-Dominique. En 1946, les travaux étaient terminés et le
nouvel immeuble fut inauguré.
En 1968, l’Association
Canadienne Libanaise Syrienne (l’ACLS) avait remplacé l’ancien
nom, par respect pour la majorité de ses membres dont les
ancêtres avaient quitté ce qui était devenu le pays indépendant
du Liban pour s’installer au Canada.
L’ACLS devint la plateforme
de nombreuses activités de bienfaisances : la Société d’entraide
des dames qui offre vêtements et nourriture aux familles dans le
besoin de la communauté, le Fonds pour les enfants démunis, et
le Fonds de bourses d’études Alexander Shatilla décernées aux étudiants méritants.
En 2006 une douzaine d’étudiants Libanais-Canadiens furent
récipients des bourses.
L’ACLS fut aussi la plaque
tournante des activités sociales de la communauté comme la balle
molle, le hockey, l’art et l’artisanat, les scouts et les
guides, les Brownies, et la guilde d’art dramatique. Des
tournois de golf, de tennis et de badminton ont également été
organisés avec succès.
Un moment-phare de l’histoire
de l’ACLS fut la présence du groupe de danse folklorique à
l’Expo 67, grâce à l’appui du Ministère des affaires étrangères
du gouvernement libanais et à la commandite de l’Union libanaise
culturelle mondiale.
Au fil des ans, l’ACLS a
organisé de nombreuses réceptions et des déjeuners d’affaires
réunissant des conférenciers et des dignitaires éminents, tel
que récemment Ralph Nader. En 1997, le programme des Prix
d'excellence pour l'ensemble des réalisations a été lancé,
rendant hommage aux personnes qui ont contribué de manière
significative à la communauté. Ces dernières années,
l’association a organisé des voyages au Liban.
Au début du 21e siècle, on
constata que le siège social de l’ACLS avait grandement besoin
d’être réparé et que le coût de l’entretien de l’immeuble était
devenu un fardeau financier. Pour protéger l’avenir financier de
l’association, le Conseil d’administration, avec l’appui de ses
membres, décida de vendre la propriété de la rue Jean-Talon en
2003. Un an après, t l’ACLS déménagera à ses nouveaux locaux à
Ville Mont Royal, en tant que locataire.
En 2003, grâce à un financement
du ministère du Patrimoine canadien, l’ACLS commandait la toute
première étude démographique de la population libanaise de
Montréal. Le fonds humanitaire Lorraine Tabah Boosamra fut mis
sur pied afin de promouvoir l’aide humanitaire. Suivant la
guerre au Liban en 2006, une levée de fonds pour le bénéfice de
la Croix rouge Libanaise et les projets de UNICEF au Liban a été
effectué.
En 2005,
les membres de l’association ont voté en faveur de l’adoption
d’un nouveau nom, soit l’Association du Patrimoine
Libanais-Canadien. Aujourd’hui, l’APLC poursuit sa riche lancée
historique en répondant aux différents besoins de la communauté. |